La néo-géographie c’est le mix entre la géographie et les techniques du web 2.0. Concrètement il s’agit, comme dans la géographie classique, de données géo-localisées, cartographiées. A la différence près que ces données proviennent des utilisateurs (internautes) eux-mêmes. Ces derniers peuvent désormais créer et superposer leur propre localisations et informations relatives à celles-ci dans des systèmes qui reflètent le monde réel, comme Second Life par exemple.
Pour les internautes, et a fortiori pour les géographes, le lieu et l’espace sont désormais des éléments clés de la révolution Web 2.0. Ce moment correspond non seulement au marquage d’un certain type d’informations, mais il peut également refléter les conditions de leur production. Qui les utilisent et à quel moment. Cette configuration est en passe de devenir la killer-application à la source des informations qui génèrent de l’interactivité sur le Web parce qu’elle est associée à des systèmes auxquels les utilisateurs peuvent facilement accéder et utiliser dans leur communication avec les autres.
C’est du moins ce que pense Andrew Hudson-Smith de Digital Urban (une société anglo-saxonne) et Andrew Crooks. En 2007, ils ont reproduit une cartographie de Londres dans Second Life, cette fois ils proposent un nouveau projet : des agent-modèles à utiliser dans la planification urbaine, lors de démonstrations visuelles et pour d’autres applications. Ils vont donner une conférence sur ce thème, intitulée “Concepts, Tools and Applications: The Rise of Neogeography”, lors de la prochaine rencontre de l’association des géographes américains (AAG) en 2009.
Agent-Based Modelling in Second Life from Andrew Crooks on Vimeo.
Cette vidéo est relative au projet évoqué. C’est un projet dans lequel ils utilisent Second Life comme un laboratoire urbain en ligne afin d’ étudier les questions relatives au développement urbain. D’autre part, ils veulent avec ce projet offrir au débat public un outil visuel efficace dans un environnement collaboratif en 3D. Ils ont ainsi créé trois agents basés sur 3 modèles différents (Conway’s game of life, le modèle de ségrégation non voulue de Schellings et un modèle d’évacuation des piétons, qui modélise un comportement de foule qui sort d’un bâtiment en situation d’urgence. Les modèles sont des concepts pour soutenir les échanges entre les experts, les constructeurs et les non spécialiste. Chacun peut consulter, interagir et discuter sur la base des agent-modèles au sein de Second Life.
Pour eux, la science de l’information géographique a changé. Elle a connu une croissance rapide au cours des dernières années en réponse à des changements fondamentaux sur le terrain. Ces changements sont principalement lié au Web 2.0 qui est en train de révolutionner la manière de recueillir, de présenter, de partager et analyser des données géographiques. Cette renaissance de l’importance de la géographie dans le monde Web 2.0, c’est ce qu’ils mettent derrière le mot “néo-géographie”.
Dans la mesure où les évolutions du Web 2 ne touchent pas uniquement les données liées à la géographie, nous pourrions presque penser à des changements majeurs dans d’autres disciplines, de là à parler de néo-science, n’y-at-il qu’un pas ?
1 comments for:
Les mondes virtuels, le web 2.0 et la néo-géographie
Franchement, je n’ai pas tout compris mais ça à l’air pas mal. A suivre
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